Jour du décès
17 mars 2024
Ville
Haut-Sheila, NB

8 mai 2024 à 09:25
Je désire exprimer à la famille Savoie ma tristesse et mes condoléances à la suite du décès de mon bon ami Elmer. Il fût pour moi un allié et un collègue loyal et entièrement dévoué à ma réussite comme député de la circonscription de Tracadie-Sheila. Peu importe l’heure où l’endroit où il était, il était toujours là pour aider. Il était amoureux de la vie, remplie d’idée et toujours à la recherche de nouveaux projets. Il était également très généreux et n’hésitait jamais à aider quelqu’un dans le besoin. Je suis à l’extérieur du pays et regrette infiniment de ne pas être en mesure d’assister à son service. À vous tous nos plus sincères condoléances. Denis et Cécile Losier
22 avril 2024 à 15:15
Le 13 avril 2024 Salut, Elmer (inspiré de Salut, Bernard de Serge Bouchard) La mort nous surprendra toujours. Elmer fut pris par elle mais seulement après l’avoir combattu de nombreux jours pour ne pas lui concéder la victoire. Finalement c’est elle qui a gagné. Elmer était grand et robuste, carrure d’homme des bois. Je l’ai connu à St-Romuald, Québec, en 1979. C’était il y a 45 ans déjà. Je me souviens de notre première rencontre. Lui aussi s’en souvenait, nous en discutions quelquefois au cours de nos échanges. Cette rencontre a fini par prendre une grande importance pour nous deux. Nous étions jeunes. Lui, entrepreneur réparateur de maisons mobiles fabriquées en Beauce par Glendale. Moi, j’étais à la recherche d’un magicien capable de grande débrouillardise qui au bout du monde réparerait des bâtiments inachevés par leur fabricant. Sa première mission l’a amené sur les côtes du Labrador dans des villages Innus jusqu’à Nain, le village le plus septentrional de Terre Neuve et Labrador. Ses visites en ces lieux n’étaient pas appréciées. Il venait installer les quincailleries qui permettraient de barrer les cellules des prisons que le gouvernement du Canada avait décidé d’installer dans les villages qu’il avait la mission de visiter. Elmer jouissait déjà d’une belle réputation pour réparer efficacement des bâtiments préfabriqués mais réparer ou installer des serrures de prison cela lui a demandé une grande ingéniosité. La réussite de sa première et difficile mission m’avait beaucoup impressionné et j’avais décidé que je pouvais lui faire confiance pour d’autres missions importantes. Notre employeur avait pris de contrats incluant l’installation et la mise en opération de camps forestiers ou miniers un peu partout au Québec et au Canada dont à Resolute au Nunavut. Mais un des projets dont il était le plus fier était celui de l’installation de 64 bâtiments préfabriqués qui ont servi de dortoirs à 512 athlètes olympiques durant les Olympiques d’hiver tenues à Lake Placid, U.S.A. en février 1980. Les travaux réalisés dans des conditions difficiles furent terminés à temps grâce à la vigilance et détermination de Elmer. Il en était très fier et il avait raison. Nous avons ainsi travaillé ensemble jusqu’en 1982 alors que j’ai quitté l’entreprise. Ensuite nous avons toujours gardé le contact sur une base irrégulière mais solide. J’ai toujours admiré sa grande capacité à attirer le respect et l’attachement des personnes en autorité avec qui il devait souvent négocier lors de la réalisation des travaux de construction souvent complexes qui dépassaient son expertise. Chaque fois qu’il doutait il demandait conseil mais surtout il écoutait ces conseils et en tirait toujours un grand profit. Il était apprécié pour cette grande qualité. Elmer était mon ami. Je crois sincèrement que notre amitié nous a élevé tous les deux, qu’elle nous a rendu meilleurs et plus grand. Il n’est pas bon de perdre un ami, c’est si rare un ami. Bernard L’Écuyer
19 février 2026 à 06:52