Published on   at 17:09

Joncas
Nicole

Death day
June 10, 2016

City
Saint-Félix-d'Otis, QC

Nicole Joncas
Text Preview

The deceased is also associated with these places:
Canada | Quebec | Saguenay-Lac-Saint-Jean | Le Fjord-du-Saguenay | Saint-Félix-d'Otis

Express yourself !

Enrich this dearly departed's obituary page by leaving a personal condolence message.
It will be shown publicly on this page.

Please note that personal information (address, phone number, e-mail) will be removed to protect your privacy. Also, messages with inappropriate language, disrespectful comments or any form of advertising will be deleted.

Please note that personal information (address, phone number, e-mail) will be removed to protect your privacy. Also, messages with inappropriate language, disrespectful comments or any form of advertising will be deleted.

April 8, 2026 at 7:17 AM

C
Christian Joncas

June 12, 2016 at 6:58 AM

Une mère
Ca travaille à temps plein
Ca dort un œil ouvert
C’est d’garde comme un chien
Ca court au moindre petit bruit
Ca s’lève au petit jour
Ca fait des petites nuits.
C’est vrai
Ca crève de fatigue
Ça danse à tout jamais une éternelle gigue
Ça reste auprès de sa couvée
Au prix de sa jeunesse
Au prix de sa beauté.

Une mère
Ca fait ce que ça peut
Ca ne peut pas tout faire
Mais ça fait de son mieux.

Une mère
Ca calme des chamailles
Ca peigne d’autres cheveux que sa propre broussaille.

Une mère
C’est plus comme les autres filles
Ca oublie d’être fière
Ca vit pour sa famille

Une mère
Ca s’confine aux bercails
C’est pris comme un noyau dans l’fruit de ses entrailles

Une mère
C’est là qu’ça nous protège
Avec les yeux pleins d’eau
Les cheveux pleins de neige

Une mère
A un moment, ça s’courbe,
Ca grince quand ça s’penche
Ca n’en peut plus d’être lourde
Ca tombe, ça se brise une hanche
Puis rapidement, ça sombre
C’est son dernier dimanche
Ca pleure et ça fond à vue d’oeil
Ca atteint la maigreur des plus petits cercueils
Oh, bien sûr, ça veut revoir ensemble
Toute sa progéniture entassée dans sa chambre
Et ça fait semblant d’être encore forte
Jusqu’à c’que son cadet ait bien r’fermé la porte.

Et lorsque, toute seule ça se retrouve
Ça attend dignement qu’le firmament s’entrouvre
Et puis là, ça se donne le droit
De fermer pour une fois
Les deux yeux à la fois.

Une mère
Ca n’devrait pas partir
Mais on n’y peut rien faire
Mais on n’y peut rien dire

Merci tante à la prochaine..

Advertising

Get access to more obituaries

Get access to more obituaries

Discover all the obituaries we’ve found for you — gathered in one place, including those hidden from the public.